Jair Messias Bolsonaro (/ʒaˈiʁ bowsoˈnaɾu/), né le 21 mars 1955 à Glicério (État de São Paulo), est un militaire et homme d’État brésilien. Député fédéral de Rio de Janeiro pendant 28 ans pour des partis de droite conservatrice, il est président du Brésil depuis le 1er janvier 2019.

Militaire de profession, il s’élève rapidement au grade de capitaine d’artillerie de l’armée de terre. À la fin des années 1980, en raison de conflits avec sa hiérarchie, il devient militaire de réserve.

Entré en politique, il est élu conseiller municipal de Rio de Janeiro en 1988 et député fédéral pour Rio en 1990, sous l’étiquette du Parti démocrate chrétien (PDC). Il siège constamment sur les bancs de la Chambre des députés jusqu’en 2019, avec le soutien successif de plusieurs partis de droite (PPR, PPB, PTB, PP, PSC).

Ses propos sexistes, homophobes et racistes, ainsi que sa nostalgie pour la dictature militaire de 1964-1985, lui valent d’être classé à l’extrême droite de l’échiquier politique. Jusqu’à sa candidature présidentielle de 2018, il est perçu comme une figure politique isolée, sa notoriété tenant alors essentiellement à ses propos polémiques.

Candidat du Parti social-libéral (PSL) à l’élection présidentielle de 2018, il devient favori après l’emprisonnement de l’ancien président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, alors en tête des sondages. Victime pendant la campagne d’une tentative d’assassinat de la part d’un déséquilibré, il échappe de peu à la mort, ce qui renforce sa popularité. Il est élu au second tour avec 55,1 % des voix face à Fernando Haddad, candidat du Parti des travailleurs (PT). Il succède à Michel Temer, avec Hamilton Mourão comme vice-président.

Commencé par des décisions controversées au sujet du climat et de la réforme des universités, son mandat est marqué par la pandémie de Covid-19, durant laquelle il prend des décisions critiquées et tient des propos jugés complotistes, et par le remplacement du programme social Bolsa Família par celui d’Auxílio Brasil. Accusé par des associations d’être responsable d’un génocide des peuples autochtones et d’avoir accéléré la destruction de la forêt amazonienne, il est visé par des plaintes à la Cour pénale internationale. À plusieurs reprises, il est hospitalisé en raison des suites de sa tentative d’assassinat de 2018.

Alors qu’il est candidat pour un second mandat en 2022 avec cette fois l’investiture du Parti libéral (PL), il est battu lors de l’élection présidentielle la plus serrée de l’histoire du Brésil, recueillant 49,1 % des voix exprimées face à l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva (PT). Cependant, aux élections parlementaires, son parti obtient le plus d’élus au Congrès national.