Anas Sefrioui, né à Fès le 16 mai 1957, est un homme d’affaires marocain.

Actif dans plusieurs secteurs, il est surtout connu pour être le fondateur et patron du groupe immobilier Addoha.

Sa fortune est estimée à près de 1,6 milliard de dollars en 2012 par Forbes.

Anas Sefrioui est né à Fès en 1957. Il a 8 frères et sœurs.

Son père, Haj Abdeslam Sefrioui est un riche homme d’affaires fassi qui possède des mines de Rhassoul (argile minéral) et est présent dans l’industrie et l’immobilier. Il est également propriétaire d’une compagnie maritime.

Anas Sefrioui se marie avec Mounia Benzekri.

Ils ont trois enfants, deux filles et un garçon.

Son fils Malek Sefrioui est vice-président de Ciments de l’Atlas-Ciments de l’Afrique. Sa fille, Kenza Sefrioui est vice-présidente de Addoha, elle est mariée avec le fils de l’ancien PDG de Wafabank, Abdelhak Bennani. Sa seconde fille, Alia Sefrioui, est mariée avec le fils de Ahmed Osman.

Anas Sefrioui quitte le lycée à l’age 15 ans, sans le baccalauréat, pour travailler directement avec son père.

Il l’aide à gérer les mines de Rhassoul (الغاسول) une argile naturelle riche en magnésium utilisée dans les produits de beauté et la pharmacie. Un des seuls gisements connus de Rhassoul se trouve au Maroc, dans la province de Boulemane, à environ 200 km au sud de Fès. Il est détenu depuis 1954 par la famille Sefrioui via la société Société du Ghassoul et de ses dérivés Sefrioui.

Dans les années 70, Anas Sefrioui reprend avec son père des usines de fabrication de papier et d’emballage à Casablanca, Tanger, Fès et Agadir. A la fin des années 1980, Anas Sefrioui produit 50% des emballages de ciment au Maroc. En 1987, il se lance dans l’immobilier et crée le groupe Addoha, qui fait de la viabilisation et le lotissement de terrains économiques. Une sorte de période probatoire qui prépare un grand bond. En 1995, faisant écho à l’opération 200 000 logements initiée par le roi Hassan II, Addoha en bénéficie. Sefrioui réalise son 1er programme de logements sociaux portant sur 2371 appartements à Aïn Sebaâ.

Dans les années 2000, l’État Marocain lance d’importants programmes de développement immobilier dans le logement social.

Le groupe immobilier dirigé par Anas Sefrioui, Addoha en est un des principaux bénéficiaires.

En 2003, Anas Sefrioui lance le concept de guichet unique. Dans ses locaux, l’entreprise accueille des agences bancaires, des notaires, et même certains services administratifs publics. Le plus grand coup marketing de Addoha est son slogan publicitaire “ch’ra b’tamane l’kra” (l’achat au prix de la location). Sefrioui souligne “Addoha est aujourd’hui aussi connue au Maroc que Coca Cola”.

En quelques années, il s’impose comme l’empereur de l’immobilier au Maroc

En juin 2006, Anas Sefrioui introduit le groupe Addoha en bourse en cédant cession de 35% du capital au prix de 585 dirhams l’action.

L’offre publique de vente (OPV) a été souscrite 18 fois, ce qui a permis à Anas Sefrioui d’empocher la somme de 2,7 milliards de dirhams en cash. Par ailleurs, 62% d’Addoha appartiennent toujours à Anas Sefrioui, soit 25 milliards de dirhams.

Une forme de folie s’empare de la Bourse de Casablanca. En moins de 6 mois, le cours d’Addoha est multiplié par six. Certains parlent alors d’hystérie spéculative, d’autres, plus critiques, évoquent un énorme délit d’initié.

Anas Sefrioui devient alors un des hommes les plus riches du Maroc.

Le 6 avril 2016, Anas Sefrioui lance les travaux de construction d’une cimenterie en Cote d’Ivoire, en présence de Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire. Quelques mois plus tard, en juin 2016, Anas Sefroui inaugure une cimenterie au Gabon pour plus de 350 millions de dirhams au sud de la capitale Libreville, en présence du Président Ali Bongo.